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11/12/2010

LE LIVRE POLITIQUE DE L'ANNEE

sarkozistan.gifCrise au Sarkozistan, préface de Daniel Schneidermann, le tout premier livre d'@rrêt sur images, édition lepublieur, 10 €

« Une nomenklatura qui jouit de nombreux passe-droits, une Justice aux ordres, une police secrète paranoïaque, et évidemment des médias silencieux : bienvenue au Sarkozistan, étrange et fascinant Etat voyou »

C’est ainsi que les auteurs présentent cet étrange voyage au Sarkozistan en référence lointaine aux Lettres Persanes de Montesquieu.

Dans ce livre d’une centaine de pages magnifiquement illustré par le dessinateur Loubiana un voyageur découvre un étrange pays et ses mœurs le Sarkozistan gouverné par un monarque accompagné de son épouse.

Rien n’est imaginé, tout est vrai. Les faits qui illustrent la gouvernance de ce pays sont exacts reprenant les épisodes scandaleux sur la justice aux ordres déjà transcris par la Presse comme le Canard Enchainé, Médiapart, Rue89? les campagnes de haines contre les « autres », les galeux d’où nous vient tout le mal, les élites au service du monarque, les journalistes serviles, les affaires de corruptions étouffés, la dynastie…

sarkozistan2.jpgLe mérite de ce livre est de synthétiser en quelques pages tous ces dossiers et essayer de leur donner une cohérence. A coup sûr, dans un siècle ce livre sera une référence pour décrire notre histoire contemporaine et le règne de son monarque.

Quelques faits ont été délaissés et c’est dommage, comme la première nuit du Fouquets fort symbole de l’image du pouvoir au service des riches, ou le voyage dans le bateau de Bolloré en Grèce, où le premier voyage aux Etats Unis pour rendre visite à M. Bush, probablement faute de place.

Ce livre est le livre de l’année 2010 édité par l’équipe d’arrêt sur image, équipe qui rappelons le a été licencié en son temps avec son animateur Daniel Scheidermann par la Télévision Publique pour impertinence envers les puissants et pour oser dévoiler les dessous de table de la vie politique à partir d’images réelles et d‘un débat pluraliste et critique ce qui en Sarkozistan aujourd’hui relèvent de l‘exception.

E-Mosaïque dans E-Médias

24/11/2010

PRIX LITTERAIRE / BRAVO NATACHA !

semainebleue2.jpgInvitée par la Municipalité d’Evry dans le cadre de le Semaine Bleue l’écrivain Natacha Boussaa dont j’avais déjà présenté sur ce blog son roman, vient de se voir décerner le prix du roman populiste pour son livre : « Il vous faudra nous tuer », publié chez Denoël, dont le sujet est celui de l’éducation politique et sentimentale sur fond des grandes manifestations de 2006 contre le CPE.

PRIX DU ROMAN POPULISTE

Le Prix du roman populiste est un prix littéraire français, créé par Antonine Coullet-Tessier en 1929 pour récompenser une œuvre romanesque qui « préfère les gens du peuple comme personnages et les milieux populaires comme décors à condition qu'il s'en dégage une authentique humanité ».

La démarche correspond à une vraie lignée d’écrivains. En leurs temps, Victor Hugo, Emile Zola et Jules Vallès auraient fait partie des lauréats.

En 1931, Eugène Dabit est récompensé pour Hôtel du Nord ; cela met un coup de projecteur sur l’événement qui gagne en importance au fil des années.

Romain Rolland, Jean-Paul Sartre, Bernard Clavel, Louis Guilloux… toutes ces grandes plumes ont obtenu le Prix Populiste !

 

19:39 Publié dans Actualités, Livre, MA FRANCE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : natacha boussaa, prix littéraire | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook

13/08/2010

LECTURE D'ETE

Natacha Boussaa. Il vous faudra 
nous tuer

natacha-boussaa.jpgL’Humanité publie en exclusivité en ce mois d'août le début d’un des premiers romans qui paraîtront cette rentrée. Pour cette deuxième semaine j'ai sélectionné le livre de Natacha Boussaa, jeune comédienne.

Le sujet est plein de fraicheur et l'écriture alerte.

DEBUT DU ROMAN

Vendredi 10 mars 2006, 15 heures

Faux sourire. Fausse politesse. Faux 
intérêt pour tout ce qui s’agite devant mes yeux. Combien de temps encore ? Sur le cadran inflexible, les aiguilles ciblent l’ennui. Pourvu qu’on ne me demande plus rien. Attifée en hôtesse, je crève derrière le comptoir de réception d’un building de verre. J’accueille les visiteurs, comme si l’on pouvait encore être accueilli quelque part. Je répartis les appels téléphoniques vers les différents postes, comme si l’humanité en dépendait. Je prête attention à tous les cadres supérieurs, directeurs de service, assistants et autres sommités qui entrent dans le hall, incessant ressac d’insectes. Je fais face à leurs regards mi-méprisants mi-concupiscents, lorsqu’ils me saluent, me demandent un badge, en agitant leur montre à plusieurs smics devant moi, preuve des bons choix qu’ils ont toujours faits. « Excellente présentation, dynamisme, rigueur, ponctualité, sens du service, discrétion, capacité d’écoute et aisance relationnelle sont vos atouts, connaissances informatiques (Word, Excel, Internet Explorer) et anglais d’accueil exigés », disait l’annonce de recrutement.

LA SUITE

19:18 Publié dans Livre, MA FRANCE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lecture, natacha boussaa | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook