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22/12/2014

BEA, TRENTE AN APRES !

beatristan2-retaille.jpgAprès une carrière fulgurante débutée à 16 ans cette auteur compositeur interprète prodige a quitté le métier à l'apogée de son succès à 20 ans. Plus de trente ans plus tard, l'inspiration, de retour ramène sur scène et sur disques l'artiste prodigue.

Après avoir été découverte par Bruno Coquatrix à 16 ans, chanté en première partie de Charles Aznavour à 17 et être partie faire une tournée internationale avec Félix Leclerc dans la foulée, enregistré deux albums, Béa Tristan, malgré un succès jamais démenti et une reconnaissance unanime, mettra un terme à sa fulgurante carrière à 20 ans.

bea.jpgEstimant qu'elle n'avait "plus rien à dire", la jeune auteur compositeur interprète prend le large durant une trentaine d'années. Enfant prodige devenue artiste prodigue, elle renoue avec le public et la scène au milieu des années 2000 avec de nouvelles chansons qui constitueront en 2008 l'album Les Palissandres, suivi en 2011 avec d'un nouvel opus, Mr Mécano.

En pleine lumière, alors qu'elle est connue et reconnue, Béa Tristan décide de quitter le métier. Sa décision est sans appel... Pas question de se forcer. En quittant le feux des projecteurs, cette amoureuse de la nature et des grands espaces qui ne craint pas les bêtes sauvages... « découvre le soleil »

Après trois décennies d'une autre vie, les textes lui reviennent à la plume et l'appel de la scène se fait sentir. Béa Tristan nous raconte les circonstances de son retour dans le monde de la musique. 
 
beatristan_0.jpgCe qui frappe en écoutant cette femme au regard clair c'est sa détermination. Mais au delà de tout volontarisme, il s'agit plutôt d'une forme de certitude absolue d'être là où l'on doit être et de faire ce que l'on doit faire. Avec intensité ! D'où cette impression de force qui a toujours permis à cette passionnée de moteurs et de mécanique de suivre sa propre route.

Extrêmement exigeante et précise dans son travail de composition et d'écriture, cette fille qui roule à plus de cent sait, comme si sa vie, toujours, en dépendait, qu'il faut viser juste et ne pas se perdre en détours !

A la fois inebranlable et particulièrement perméable aux émotion, aux sensations... Béa Tristan donne l'impression d'avoir une consciences aigue de l'extrême richesse de ce qui l'entoure. C'est d'ailleurs, à peu près, sa définition d'un(e) artiste. 
 
Eugénie Barbezat, l'Humanité
 
Retrouvez aussi Béa Tristan sur notre radio Mosaik Radio
 

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02/11/2014

Picasso, colombes aux lauriers.....

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«Toute ma vie a été une lutte contre la réaction et la mort de l’art.»

« Le style, c’est la mort », proclamait Picasso. Et le peintre s’est acharné à réinventer la peinture, à ouvrir de nouveaux chemins à la sensibilité et à la connaissance, à émanciper de la reproduction illusoire du réel. Une révolution permanente qui dialogue avec toute l’histoire de la peinture, des premiers âges rupestres aux tableaux du Titien, de Vélasquez ou de Goya, en passant par les masques africains et les totems océaniens ou ses compagnonnages rivaux avec Braque et Matisse.

Jamais il n’a cédé à la tentation de répéter ce qu’il savait faire, embrassant au plus large et n’échouant jamais, cherchant et trouvant dans plusieurs voies différentes en une même période. Mesure-t-on à quel point il a enrichi nos perceptions du monde et nos imaginaires ?

picasso11.jpgLa modernité de Picasso est là, dans ce qui vibre du monde en lui, dans la création conçue comme une arme de précision, comme un levier qui fait chuter les apparences. Le peintre a toujours empoigné les convulsions du monde.

Et de petits esprits peuvent bien tenter de retoucher la photo, ils ne parviendront pas à gommer son engagement communiste, son combat contre toutes les oppressions, y compris et d’abord celles qui réduisent l’art à la décoration. « Viendra un temps, prophétisait-il, où celles et ceux qui sont privés de monde cesseront de rêver d’ailleurs et voudront, à nouveau ou enfin, l’habiter », et il déclarait – tant pis pour ceux que l’art insupporte place Vendôme… – : « Toute ma vie a été une lutte contre la réaction et la mort de l’art. »

À son talent mozartien – précoce, jaillissant – s’ajoute une ambition prométhéenne, détruire et reconstruire, rompre avec la tradition picturale et relier les fils de l’histoire de l’art, scander enfin le pas des hommes. « Un tableau ne vit que par celui qui le regarde », estimait-il. L’exposition qui inaugure le musée de l’hôtel Salé rénové donne la chance au plus grand nombre de parcourir la galaxie Picasso, avec son flot de lumières et ses ombres. Bon voyage.

 

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07/10/2014

UN AIR DE LIBERTE : LA WEB RADIO DE LA CGT DRANCY !

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radiocgtdrancy1.jpgLa webradio de la CGT Drancy, lancée il y a deux ans, compte des auditeurs un peu partout dans le monde, pour un investissement plutot modeste au départ.

« Tout a commencé quand nous nous avons voulu dénoncer la précarisation des emplois municipaux et la manière dont étaient traités les agents. Le maire a alors fait de sorte de nous priver de nos moyens d'expression. J'avais entendu parler de Lorraine Coeur d'Acier, la radio libre crée par des mineurs CGT en 1979, alors je me suis dit, pourquoi ne pas nous en inspirer pour lancer une radio sur le web ? », raconte Henri Tamar, technicien du spectacle et secrétaire de l'union locale de Drancy.

Fin 2012, la première webradio CGT voit ainsi le jour. Développée sur Radinomy, une plateforme gratuite de création de radios en ligne (incluant les outils de programmation, la librairie musicale, les chiffres d'audience, les droits d'auteur), est passés le premier tâtonnement - « beaucoup de nos auditeurs trouvaient, par exemple, que nos interviews étaient trop longues », la radio a fini par trouver ses marques.

Organisée autour d'Henri et de six ou sept militants pour l'animer, elle affiche une moyenne de 1500 auditeurs par jour pour la France.

Traitant en premier lieu l'information syndicale, locale et nationale, la radio a pour ambition de donner la paroles aux salariés, « d'être la voix des sans voix ».

L'autre objectif est de faire connaître le syndicat et le syndicalisme « présentés souvent de manière caricaturale dans les médias traditionnels ». Enfin, jeter les ponts entre les générations, notamment vers les jeunes. De fait, la culture, en particulier la musique, la poésie et le chant, occupent une place de choix dans la programmation.

Jean-Philippe Joseph, pour la CGT ensemble

18:49 Publié dans Médias, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : radioweb drancy | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook

21/08/2014

EMBARGO RUSSE : LES APPRENTIS SOCIERS PRIS AU PIEGE

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A force de multiplier les sanctions économiques contre la Russie à propos de la situation en Ukraine, l’Union européenne se voit frappée d’embargo sur les exportations agricoles de tous les pays membres pendant un an.

L’inquiétude a gagné de nombreux agriculteurs français et européens depuis la décision prise par la Russie de décréter un embargo sur les exportations européennes de produits agricoles. Jusqu’à présent environ 10% des exportations de produits agricoles des pays membres de l’Union européenne vers les pays tiers étaient achetés par la Russie. Il s’agissait notamment de fruits et légumes, de viandes, de produits laitiers, de vins et alcools. En 2013, les exportations françaises de produits agricoles en Russie ont atteint 1,7 milliard d’euros dont 540 millions d’euros en boissons alcoolisées.

Pression sur la Russie
Pour comprendre, les raisons de cet embargo décidé en août 2014 par Vladimir Poutine, il faut faire un peu d’histoire. Dès 2012, l’Union européenne avait tenu à négocier un accord de libre échange avec l’Ukraine, pays frontalier de la Russie et membre de l’URSS jusqu’à la chute de Gorbatchev. Alors que l’accord militaire connu sous le nom de « Pacte de Varsovie» a été dissous après la fin des Etats communistes d’Europe de l’Est, les structures de l’OTAN – que la France a réintégrées sous Sarkozy- ont été renforcées en y intégrant des pays comme la Pologne et les petits Etats baltes membres de l’Union européenne. Avec une volonté de mettre une pression permanente sur la Russie.
 
Soumis à des pressions contradictoires de la Russie et de l’Europe, l’ancien président ukrainien Victor Yanoukovich avait finalement refusé de ratifier l’accord d’association négocié avec Bruxelles en novembre 2013. Mais il fut contraint de quitter le pouvoir quelques semaines plus tard en raison des manifestations qui paralysèrent Kiev, la capitale ukrainienne pendant plusieurs semaines, tandis que les prorusses de Crimée faisaient sécession et décidaient de leur rattachement à la Russie par référendum.
 
Fin juin 2014, un nouvel accord de libre échange était signé par l’Europe, l’Ukraine du nouveau président Porochenco, la Moldavie et la Géorgie, deux autres pays de l’ancienne URSS. Entre temps, les pays membres de l’Union européenne avaient multiplié les sanctions économiques contre la Russie, en gelant des avoirs en Europe de certains hommes d’affaires russes proches du pouvoir, voire en mettant l’embargo sur certaines exportations européennes vers la Russie.
 
Dans ce contexte, l’embargo russe sur n n n les exportations agricoles et agroalimentaires de l’Union européenne n’est que la réponse du berger à la bergère. Soutenus par 85% de la population selon un sondage, Poutine a pris une mesure de rétorsion en se disant que les expéditeurs européens de pommes, de pêches, de poires, de tomates et de salades souffriraient davantage de ne pas vendre leurs produits périssables que le peuple russe d’en manquer. D’autant que certains de ces produits peuvent venir d’ailleurs.
 
5 à 10 % de retrait
En France, outre la perte de débouchés en fruits, produits laitiers, viandes, vins et spiritueux, on redoute surtout les conséquences sur les prix de marchés. Les arboriculteurs espagnols s’efforcent déjà de vendre en France, parfois de manière illégale, ce qu’ils ne vendent plus en Russie. Les producteurs de lait polonais et allemands tenteront de vendre dans les autres pays de l’Union les produits laitiers et les vaches de réforme qui ne seront plus vendus à la Russie.
 
Nos grandes surfaces, dirigées par des requins comme Michel-Edouard Leclerc, sont déjà à l’affût pour faire chuter les cours à la production. Dans une conversation téléphonique avec le président de la FNSEA, François Hollande aurait assuré son interlocuteur que des contacts étaient « en cours avec la Commission européenne pour que les conséquences directes et indirectes de cet embargo soient évaluées avec précision afin de prendre des mesures adaptées à la situation».
 
Le 11 août, le Commissaire Ciolos a indiqué que 5% à 10% des volumes de fruits et légumes européens pourraient être retirés des marchés prochainement pour soutenir les cours tandis que le gouvernement français a fait savoir qu’il allait accroître les contrôles pour combattre les exportations frauduleuses en France. Ce qui laisse penser que la situation des marchés va se dégrader.
 
La filière porcine française aurait déjà perdu 500 millions d’euros du seul fait de la faiblesse des cours depuis que les exportations européennes de viande porcine ne rentrent plus en Russie pour des raisons sanitaires après des cas de peste porcines constatés dans certains pays membres de l’Union. Ce précédent aurait du inciter les gouvernements européens et la Commission de Bruxelles à plus de retenue. Mais il semble que les intérêts des paysans comptent peu en Europe dès qu’il s’agit de punir la Russie de Poutine.
 
Dans La Terre n°3640 du 19 au 25 août 2014

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