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18/11/2012

EVRY - GROUPE MANOUCHIAN : LE DERNIER TEMOIN, ARSENE TCHAKARIAN

manou3.jpgHommage exceptionnel cette année à Evry à l’occasion de la célébration de l’anniversaire de l’arrestation de Manouchian à Evry le 16 Novembre 1943 organisé par le Parti communiste Français avec la présence du dernier résistant membre du groupe Manouchian, Arsène Tchakarian né le 21 décembre 1916 en Turquie accompagné de nombreuses personnalités dont Philippe Camo secrétaire de la Fédération du PCF 91 et conseiller régional et des élus communistes du département et notamment d’Evry Elise Yagmur (photo avec Arsène Tchakarian) et Diego Diaz.

C’est la dernière mémoire vivante de ce groupe et auteur d’un livre le Commandos de l’affiche rouge retraçant ce fait historique.

Des années durant, il a reconstitué les multiples attaques perpétrées au cours de l’année 1943 par l’équipe dirigée par le poète arménien Missak Manouchian, avant qu’elle ne soit démantelée.

Appartenant au FTP-MOI (Francs-tireurs partisans - Main-d’œuvre immigrée), ce groupe armé avait pour objectif de déstabiliser les troupes occupantes. Déraillements de trains, attaques de pylônes, exécutions d’hommes, nazis comme collaborateurs, récupération de documents au domicile de communistes arrêtés… Il repositionne chacun des protagonistes dans ces actions, décrit le mode opératoire, les repérages, les fuites à bicyclette, l’organisation du groupe Manouchian…

A l’occasion de cette célébration Arsène Tchakarian aujourd’hui âgé de 95 ans; avec une mémoire et une vivacité étonnante a raconté longuement l’historique de cet évènement.

Photo Jackie Corbel, vidéo E-Mosaïque


Arsène Tchakarian par E-Mosaique

04/11/2012

ARAGON - 30 ANS : L'Etrangère. Le Roman inachevé (1956).

etrangère.jpgIl existe près des écluses

Un bas quartier de bohémiens

Dont la belle jeunesse s'use

À démêler le tien du mien

En bande on s'y rend en voiture,

Ordinairement au mois d'août,

Ils disent la bonne aventure

Pour des piments et du vin doux.

 

On passe la nuit claire à boire

On danse en frappant dans ses mains,

On n'a pas le temps de le croire

Il fait grand jour et c'est demain.

On revient d'une seule traite

Gais, sans un sou, vaguement gris,

Avec des fleurs plein les charrettes

Son destin dans la paume écrit.

 

J'ai pris la main d'une éphémère

Qui m'a suivi dans ma maison

Elle avait des yeux d'outremer

Elle en montrait la déraison.

Elle avait la marche légère

Et de longues jambes de faon,

J'aimais déjà les étrangères

Quand j'étais un petit enfant !

 

Celle-ci parla vite vite

De l'odeur des magnolias,

Sa robe tomba tout de suite

Quand ma hâte la délia.

En ce temps-là, j'étais crédule

Un mot m'était promission,

Et je prenais les campanules

Pour des fleurs de la passion.

À chaque fois tout recommence
Toute musique me saisit,
Et la plus banale romance
M'est éternelle poésie
Nous avions joué de notre âme
Un long jour, une courte nuit,
Puis au matin : "Bonsoir madame"
L'amour s'achève avec la pluie.

10:49 Publié dans Actualités, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : louis aragon, l'étrangère | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook