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26/05/2014

RESULTATS DES ELECTIONS EUROPEENNES PAR PAYS

22/05/2014

Élections européennes : mode d'emploi

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Dimanche 25 mai, les Français ont rendez-vous avec les urnes pour élire les futurs députés européens. Pour que personne n'ait le regret de ne pas avoir pu ou su voter, la Terre sort dans le numéro de cette semaine, le mode d'emploi des européennes 2014.

Les élections européennes ont la particularité d’être boudées par les Français surtout les jeunes (59,5% d’abstentions en 2009). Une des explications est qu’ils ont du mal à comprendre le fonctionnement des institutions européennes, leur utilité. Pour commencer, parlons "vote" car il est important de voter pour élire vos députés au parlement européen dont les pouvoirs, contrairement aux « on-dit », ne sont pas si limités que ça !

  • En quoi consiste l'élections européennes à un tour?

Elles consistent à élire les 751 députés des 28 pays membres de l’Union européenne; 750 sièges répartis dans l'Union européenne selon le principe de proportionnalité dégressive. De fait, les pays dont la population est plus importante possèdent davantage de sièges que les pays dont la taille est plus modeste. Par exemple: l’Allemagne dispose de 96 sièges, la France de 74, le Royaume-Uni et l’Italie de 73 sièges. Les plus petits pays comme Malte, Chypre et le Luxembourg ont six députés chacun.

En France, comme dans le reste de l'Union européenne, il n’y aura qu’un seul tour. En effet, les députés européens, contrairement aux conseillers municipaux que vous venez d’élire en mars, sont élus au scrutin proportionnel interrégional à un tour à la plus forte moyenne.
Interrégional ? Cela signifie que les sièges à pouvoir sont répartis comme suit entre 8 circonscriptions proportionnellement à leur population : 15 sièges en Ile-de-France, 13 sièges dans la circonscription du sud-est, 10 sièges dans la circonscription du sud-ouest, 10 sièges dans la circonscription du nord-ouest, 9 sièges dans la circonscription de l’Ouest, 9 sièges dans la circonscription de l’Est, 5 sièges dans la circonscription du Massif-central/Centre, 3 sièges en Outre-mer. Les sièges sont répartis entre les listes ayant obtenu au moins 5% des suffrages exprimés, dans l’ordre de présentation sur la liste.
Attention, s’agissant d’un scrutin de liste, sur votre bulletin, si vous rayez un nom ou changez l’ordre de présentation des candidats, le vote sera considéré comme nul.

  • Quand vote t-on ?

Les élections européennes auront lieu dans l'ensemble des 28 Etats membres du 22 au 25 mai 2014. Elles sont fixées au dimanche 25 mai en France métropolitaine, et le 24 mai pour certains départements et collectivités d’outre-mer. Quant aux horaires, la tradition perdure: 8h-20h pour les grandes villes de france, 8h-18h pour les autres villes. Les résultats des 28 Etats seront connus, le 25 mai au soir, et un nouveau parlement naitra, ainsi qu'une nouvelle présidence à la commission européenne.

  • Qui vote ?

élections européennes,députés,répartitionPour voter lors des élections européennes, le 25 mai, il faut être inscrit(e)sur les listes électorales de votre commune. D’ailleurs si vous avez voté lors des élections municipales, vous devez pourvoir voter pour les Européennes sans problème. Rappelons que dans les cas suivants, il est encore possible de s’inscrire ou de vérifier qu’on est bien inscrit et même d’aller voter (articles L11, L11-1, L11-2 et L30 du code électoral) :
- avoir eu 18 ans depuis le 1er janvier ou les avoir 18 ans d’ici le 25 mai ;
- avoir déménagé ou déménager d’ici le 25 mai pour raisons professionnelles, sous réserve de faire une demande d’inscription avant le 15 mai (10 jours avant l’élection).

  • Comment voter ?

C’est simple : le 25 mai se rendre dans son bureau de vote avec sa carte d’électeur et une pièce d’identité à jour (passeport, carte nationale d’identité, permis de conduire, carte d’invalidité avec photo et depuis cette année la carte vitale avec photo). Demeure la question de savoir s’il faut une carte d’identité pour voter dans les communes de moins de 1 000 habitants. La réponse est non selon le décret n° 2014-352 du 19 mars 2014 (article R60 du code électoral). µ
Et la carte électorale ? Il n’est pas obligatoire de la présenter (articles R23 à R25 du code électoral). Donc n’hésitez pas à aller voter si vous ne la retrouvez pas ou l’avez perdu ou on ne vous l’a pas envoyée.
Vous pouvez encore voter par procuration si vous vous trouvez dans les cas suivants (voir avec sa mairie, la gendarmerie ou le commissariat ou sur www.service-public.fr) – articles R72 à R80 du code électoral : obligations professionnelles, handicap ou état de santé vous empêchant de vous déplacer, assistance apportée à une personne malade ou infirme, congés payés, résidence dans une commune autre que celle d’inscription sur la liste électorale.

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Décryptage par La Terre

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14/05/2014

EUROPE, UKRAINE, FRONT DE GAUCHE, CHASSAIGNE S'EXPRIME

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Le libéralisme fait que la solution à l'économie mondiale, c'est le libre échange. Je crois au contraire qu'il faut des relocalisations, notamment sur l'agriculture. Il faut qu'on ait une agriculture de proximité.

André Chassaigne, député PCF du Puy-de-Dôme, président du groupe GDR à l'Assemblée nationale et porte-parole des députés du Front de gauche, est l'invité matin de RFI. Au centre de son entretien avec Frédéric Rivière, l'actualité politique nationale et l'audition des députés du Front de gauche sur le projet de libre-échange UE/Etats-Unis


A.Chassaigne: «Le libre échange c'est la porte... par rfi

05/05/2014

Patrick Le Hyaric, l'eurodéputé patron de presse

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EurActiv.fr publie une série de portraits de candidats aux élections européennes. Patrick Le Hyaric, candidat du Front de gauche pour l'Ile de France, inaugure la série.

C’est un cas à part au Parlement européen où il siège depuis 2009. Patrick Le Hyaric est le seul eurodéputé à être aussi patron de journal. Il dirige le journal L’Humanité depuis 2000.

Empêcher le journal créé par Jaurès de mourir n’a pas été une mince affaire. Le journal et le Parlement se bousculent un peu dans son emploi du temps, sans se croiser. « Au journal, je ne parle pas de mon activité au Parlement européen…de toute façon ils font ça très bien ici » assure l'élu. Et s'il rempile comme candidat tête de liste du Front de Gauche pour la région Ile de France, il fait la part des choses entre les deux missions.

Car à « L’Huma », l’heure est moins aux idées qu’à la gestion.

« Je ne suis pas le Medef ! »

« J’ai du batailler pour remettre le journal à l’équilibre. Avec une souscription, avec les suppléments et les aides à la presse, on y est.  Mais c’est pas facile de faire bouger les choses, les gens. Des fois les représentants syndicaux me disent « tu es le Medef »…mais je ne suis pas le Medef ! ».

Un comble pour un homme encarté au PC depuis ses 14 ans.  Patrick Le Hyaric est tombé dans le communisme tout petit, et en Bretagne.

Son père était déjà militant, à Lignol, une bourgade de 900 habitants qui rassemblait pas moins de 3 cellules du PC- à l’époque. « C’est une forme de communisme épris des valeurs de justice sociale du catholicisme. La Bretagne est devenue rouge parce qu’elle était pauvre et dépeuplée. Les gens ont dû vivre en communauté resserrée pour s’en sortir, ils ont été sabotiers, ils ont travaillé dans les mines d’ardoise, et ils s’entraidaient aussi dans les champs…et ils parlaient, le soir à la veillée. Communiste, on l’est au sens de « partageux ».

Racines agricoles

L’URSS, le PC soviétique, il n’y a jamais vraiment cru. Quand il adhère, c’est en réaction à la guerre du Viet Nam, alors que la militante pour les droits de l’homme Angela Davis est emprisonnée aux États-Unis. Mais ce qu’il aime, c’est la terre. Il opte pour le lycée agricole, et tente de rester au plus près de ses parents, même si le militantisme prend rapidement le dessus, que ce soit à l’armée ou au lycée, et que c’est finalement son frère qui reprendra la ferme de ses parents.

Mais l’agriculture a toujours été son dada. Conseiller municipal de Lorient, il est rapidement intégré à la Commission nationale d’Agriculture du Parti communiste, et gravit les échelons à reculons. « Je voulais rester en Bretagne, moi…et puis finalement, on m’a promis que je venais pour une mission de 18 mois auprès d’André Lajoinie. J’ai travaillé avec lui pendant 17 ans. » Sur les sujets agricoles, surtout, avec la PAC, et puis la mondialisation, qui devient un de ses chevaux de bataille, alors qu’il est chargé des relations avec le Parlement pour le PC, et qu’il assiste Lajoinie dans son travail de député. 

Transpositions "a minima"

« On travaillait beaucoup sur des transpositions de directives européennes, dans les années 1990. Ce qu’on tentait, c’était des transpositions « a minima », comme pour la directive électricité. Quand Robert Hue lui demande en 2000, de reprendre le journal, il tombe des nues. «Je n’étais pas un intello au sens de mes prédécesseurs ! Je n’étais pas un manager non plus. Mais L’Huma était en situation de faillite économique, et avait perdu son image et son lectorat, alors…voilà. Et c’est passionnant, la créativité d'un journal ! »

Après 14 ans à  la tête du journal, le candidat du Front de Gauche ne se voit pas continuer durant les 5 prochaines années, s'il est réelu le 25 mai. Il se voit s'impliquer plus dans le travail de parlementaire,  les réformes nécessaires.

Réformer l'Europe

« J’ai beaucoup de respect pour les autres députés avec lesquels je travaille, comme les eurodéputés socialiste, ils sont socio-démocrates. Le président de la République ne l’est plus ».

Mais l’Europe dont il rêve est encore loin. « Il faut confier le pouvoir d’initiative législative au Parlement européen. Et le président de la Commission doit être élu au suffrage universel. On y va vers ce système, mais il faut accepter les compromis pour y aller. Et puis il faut faire participer les autres organes européens : le Conseil Economique et Social Européen, le Comité des Régions ont beaucoup à apporter. En les intégrant plus, on pourrait apporter beaucoup».

A plus court terme, il opte pour le pragmatisme dans son travail de parlementaire, loin des positions radicales de son allié Jean-Muc Mélenchon au sein du Front de Gauche, qui rassemble Parti communiste et Parti de gauche pour les élections européennes.

Alliances progressistes au Parlement européen

«En admettant qu’Alexis Tsipras (le candidat de la gauche radicale, NDLR) n’ait pas la majorité des voix » dit-il avec un sourire, « et au second ou au troisième tour s'il fallait choisir en Schulz et Bové, on fera un choix. Mais il ne faut pas faire n’importe quoi. Nous pouvons négocier un programme d’actions communes. Au Parlement européen, ca marche, on peut faire des alliances progressistes. »

Il pense aux hypothèses qui permettraient d’assouplir la politique économique rigoriste menée par l’UE. Comme les Allemands ne voudront sans doute pas de réforme de la BCE, la solution de création d’un fonds public qui puisse acheter de la dette des Etats ou intervenir en cas d’urgence a sa préférence. Il aurait bien vu le fonds combler le déficit de financement d’Alstom, plutôt que de voir l'entreprise dépecée, par exemple.

«Je suis un jauressien, ce qu’il dit c’est qu’il faut aller chercher le bon chemin, toujours, et s’y engager. Mais maintenant l’Europe a adopté celui de la régression. Ce n’est clairement pas la bonne voie » conclut le candidat.

23:44 Publié dans Actualités, PCF EVRY | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : patrick le hyaric, l'humanité, député | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook